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Présentation du métier

Le Diplôme d’Etat d’Auxiliaire de Puériculture est enregistré au niveau 4 au Registre National des Certifications Professionnelles.

L’auxiliaire de puériculture exerce sous la responsabilité de l’infirmier diplômé d’Etat ou de l’infirmière puéricultrice diplômée d’Etat, dans le cadre de l’article R. 4311-4 du code de la santé publique.

Ses activités se situent dans le cadre du rôle qui relève de l’initiative de l’infirmier diplômé d’Etat, défini par les articles R. 4311-3 et R. 4311-5 du code de la santé publique, relatifs aux actes professionnels et à l’exercice de la profession d’infirmier.

Dans les établissements et services d’accueil des enfants de moins de six ans, l’activité est encadrée par les articles R. 2324-16 à R. 2324-47 du code de la santé publique.

L’auxiliaire de puériculture réalise des activités d’éveil et des soins adaptés à l’évolution de l’état clinique visant au bien-être, à l’autonomie et au développement de l’enfant. Son rôle s’inscrit dans une approche globale de l’enfant et prend en compte la dimension relationnelle des soins ainsi que la communication avec la famille dans le cadre du soutien à la parentalité, les autres professionnels, les apprenants et les aidants. L’auxiliaire de puériculture participe à l’accueil et à l’intégration sociale d’enfants porteurs de handicap, atteints de pathologies chroniques ou en situation de risque d’exclusion ou de maltraitance. L’auxiliaire de puériculture travaille au sein d’une équipe pluridisciplinaire intervenant dans les services de soins ou réseaux de soins des structures sanitaires, médico-sociales ou sociales notamment dans le cadre d’hospitalisation ou d’hébergement continus ou discontinus en structure ou à domicile, ou dans le cadre de structure de prévention et dépistage.

En tant que professionnel(le) de santé, l’auxiliaire de puériculture est autorisé(e) à dispenser des activités d’éveil et d’éducation et réaliser des soins d’hygiène et de confort pour préserver et restaurer la continuité de la vie, le bien-être et l’autonomie de l’enfant, dans le cadre du rôle propre de l’infirmier et des actes spécifiques définis prioritairement pour l’infirmière puéricultrice, en collaboration et dans le cadre d’une responsabilité partagée.
Trois missions reflétant la spécificité du métier sont ainsi définies :
1. Accompagner l’enfant dans les activités de sa vie quotidienne et sociale ;
2. Collaborer au projet de soins personnalisé dans son champ de compétences ;
3. Contribuer à la prévention des risques et au raisonnement clinique interprofessionnel.

Objectif de la formation à l’issue du diplôme

  1. Participer à l’accueil de l’enfant et de son entourage ;
  2. Situer son action au sein d’une équipe de travail ;
  3. Participer à l’identification des besoins physiques, physiologiques et psychologiques de l’enfant, aux différents âges de sa vie et de leurs modifications ;
  4. Participer à l’identification des ressources propres de l’enfant, à la famille, à l’environnement
  5. Appliquer les méthodes et les moyens adaptés à l’exécution de soins en collaboration avec la puéricultrice ou l’infirmier
  6. Collaborer à l’organisation de la vie d’un enfant ou d’un groupe d’enfants en favorisant, dans la mesure du possible, la participation de ceux-ci dans toutes les activités quotidiennes
  7. Transmettre ses observations par oral et par écrit.
  8. Transmettre les connaissances liées à sa fonction et dans ce cadre, participer à des actions de formation.

Définition des soins à réaliser par l’auxiliaire de puériculture

Les soins ont pour but de répondre aux besoins fondamentaux de l’être humain.
Dans le cadre de son exercice, l’aide-soignant concoure à deux types de soins, courants ou aigus :

L’auxiliaire de puériculture réalise les soins sous le contrôle de l’infirmier ou de l’infirmière puéricultrice. Les soins courants doivent permettre d’assurer la continuité de la vie dans une situation d’autonomie partielle et dans le cadre d’un état de santé stable, c’est-à-dire qui n’est pas sujet à des fluctuations, et constant, c’est-à-dire durable, qui ne varie ni ne s’interrompt. Pour qu’un soin soit qualifié de soins de la vie quotidienne, deux critères cumulatifs sont à respecter :
– les soins sont initialement réalisables par la personne elle-même ou un aidant ;
– les soins sont liés à un état de santé stabilisé ou à une pathologie chronique stabilisée.

L’auxiliaire de puériculture collabore avec l’infirmier ou de l’infirmière puéricultrice, à leur réalisation. Pour qu’un soin soit qualifié de soin aigu, trois critères cumulatifs sont à respecter:
– les soins sont réalisables exclusivement par un professionnel de santé
– les soins sont dispensés dans une unité à caractère sanitaire et dans le cadre d’une prise en soin par une équipe pluridisciplinaire ;
– les soins sont dispensés durant la phase aigüe d’un état de santé.

Lieu et conditions d’exercice du métier d’auxiliaire de puériculture

L’Auxiliaire de puériculture peut travailler en établissement sanitaire, social, médico-social ou dans des structures d’accueil d’enfants de moins de six ans, en maternité où il donne les soins d’hygiène aux nouveau-nés, à la halte-garderie où il assure les activités éducatives. En crèche, il change les petits, les nourrit, les éveille par diverses activités (jeux, chansons, dessins…), leur apprend à marcher et à parler. Par ailleurs, il peut les consoler et leur apporter de l’affection.

L’auxiliaire de puériculture peut donc exercer en secteur extra-hospitalier tel que des crèches, des multi accueils, des haltes garderie, le secteur médico-social et en milieu hospitalier public ou privé. Mais elle peut également exercer en centre d’accueil permanent, aux consultations d’une PMI (centre de protection maternelle et infantile).

Pour exercer ce métier, aimer les enfants ne suffit pas, même si c’est indispensable. Il faut aussi avoir certaines qualités :

  • Avoir une résistance nerveuse : le bruit, les pleurs, les nombreuses répétitions, les sollicitations de plusieurs enfants, travailler en collaboration avec les parents n’est pas de tout repos.
  • Résistance physique : Porter, bercer, soulever, ranger, être toujours debout, travailler dans des environnements adaptés aux enfants mais pas toujours aux adultes (assis par terre ou sur de petites chaises).
  • Être douce et compréhensive même lorsqu’un enfant pleure, vous tape, vous cris dessus. Un enfant qui se sent bien et en sécurité peut mieux se développer.
  • Adaptabilité aux différents enfants, leurs habitudes, leur caractère, leur âge… sans les juger.
  • Dextérité et goût pour les activités manuelles : l’auxiliaire doit être à l’aise pour animer des activités : peinture, pâte à sel, marionnettes. Si vous trouvez que c’est trop infantile, ce métier n’est peut-être pas fait pour vous car on doit participer et jouer avec les enfants.
  • Sang froid : l’auxiliaire prend en charge l’enfant sain mais aussi malade et handicapé, elle doit pouvoir gérer ces situations.
  • Être responsable : veiller à offrir un environnement sécurisant, expliquer les règles de sécurité aux parents. L’auxiliaire doit toujours garder un œil sur les enfants qui sont imprévisibles.
  • Patience : il est souvent nécessaire de répéter plusieurs fois par jour les consignes, les règles et les gestes aux enfants mais aussi aux parents. En maternité, vous devez répéter l’apprentissage du bain pratiquement tous les jours.
  • Esprit d’équipe : ne pas se contredire devant les enfants (et les parents) et adopter une même ligne de conduite. Il faut savoir déléguer, quand on arrive plus à gérer un enfant, la bonne attitude et de demander de l’aide à ses collègues. Sans travail d’équipe, vous, vos collègues, les parents et surtout l’enfant seront perdus car il n’y aura aucune cohésion dans votre accueil.
  • Être observateur : sur l’état de santé, sur le comportement d’un enfant, sur une attitude, c’est grâce à l’observation que l’on apprend le plus.
  • Pouvoir prendre du recul : le monde de l’enfance évolue sans cesse, l’auxiliaire doit être capable de remettre en question ses méthodes.

– Toujours en équipe
En fonction de la structure sanitaire ou sociale qui l’emploie, les missions de l’auxiliaire peuvent varier, mais elle travaille toujours en équipe. Cette dernière est généralement composée d’un personnel médical et de travailleurs sociaux. Elle peut exercer sous la responsabilité d’un infirmier, d’une puéricultrice ou d’une éducatrice de jeunes enfants.

– Des horaires variables
À l’hôpital, cette professionnelle suit les roulements d’équipes et de services. Elle peut donc travailler de jour comme de nuit, assurer des gardes le week-end et les jours fériés. En crèche ou en halte-garderie, ses horaires sont réguliers mais décalés (de 7 h à 19 h) pour s’adapter à l’emploi du temps des parents. Enfin, en PMI, ses journées commencent entre 8 et 9 h pour se terminer entre 17 ou 18 h.

Une fois diplômé, l’auxiliaire de puériculture a de nombreuses perspectives d’évolution de carrière.
En fonction de son ancienneté, elle peut devenir auxiliaire de puériculture principale et ainsi encadrer ses collègues et coordonner leurs missions.
Il lui est également possible de changer de spécialité en devenant par exemple :
– Aide-soignante
– Accompagnant éducatif et social
– Moniteur éducateur
– Assistant familiale
L’accès à ces diplômes est facilité lorsqu’on est auxiliaire de puériculture diplômée d’État.

Une des évolutions logiques lorsqu’on est auxiliaire de puériculture est de devenir infirmière puéricultrice. Depuis la réforme de l’accès à la formation en soins infirmier (Arrêté du 13 décembre 2018 modifiant l’arrêté du 31 juillet 2009 relatif au diplôme d’Etat d’infirmier), il n’est plus nécessaire de justifier de trois années d’expérience en tant qu’auxiliaire de puériculture pour se présenter au concours. En effet, le concours passerelle a été supprimé et les auxiliaires de puériculture se présentent au concours dit de reconversion professionnelle. Pour cela, il suffit de justifier de trois années d’expérience totale, tous métiers confondus. Ainsi, une auxiliaire de puériculture qui exerce depuis un an mais qui a, par exemple, travaillé plusieurs années en grande distribution avant cela peut se présenter au concours infirmier. Il faut ensuite réussir une formation de trois ans pour devenir infirmier. Suite à l’obtention du DE Infirmier, il faut réussir un nouveau concours et une année de formation supplémentaire pour devenir infirmière puéricultrice.

La deuxième possibilité est de devenir éducatrice de jeunes enfants. L’auxiliaire de puériculture peut devenir éducatrice de jeunes enfants sous conditions de diplôme : il lui faudra pour cela être titulaire d’un diplôme ou titre professionnel de niveau Bac, ou envisager une V.A.E. (validation des acquis de l’expérience).

Des équivalences de compétences, de blocs de compétences ou des allégements partiels ou complets de certains modules de formation sont accordées aux élèves titulaires des titres ou diplômes suivants :
1. Le diplôme d’Etat d’aide-soignant ;
2. Le diplôme d’assistant de régulation médicale ;
3. Le diplôme d’Etat d’ambulancier ;
4. Le baccalauréat professionnel Services aux personnes et aux territoires (SAPAT) ;
5. Le baccalauréat professionnel Accompagnement, soins et services à la personne (ASSP) ;
6. Les diplômes ou certificats mentionnés aux articles D. 451-88 et D. 451-92 du code de l’action sociale et des familles ;
7. Le titre professionnel d’assistant de vie aux familles ;
8. Le titre professionnel d’agent de service médico-social ;
9. La spécialité « Accompagnant éducatif petite enfance » du certificat d’aptitude professionnelle.
Les personnes susmentionnées bénéficient des mesures d’équivalences ou d’allégement de suivi ou de validation de certains blocs de compétences selon les modalités fixées à l’annexe VII de l’arrêté du 10 juin 2021 relatif à la formation conduisant au diplôme d’Etat d’auxiliaire de puériculture.
Leur parcours de formation et les modalités d’évaluation des blocs de compétences ou des compétences manquantes en vue de l’obtention du diplôme d’Etat d’auxiliaire de puériculture sont définies dans ladite annexe.

Le métier d’auxiliaire de puériculture en image

Entrée en IFAP : réforme des modalités d’admission

Avant 2020, les modalités d’accès à la formation auxiliaire de puériculture (concours d’entrée en IFAP) étaient réglementées par l’arrêté du 22 octobre 2005 relatif à la formation conduisant au diplôme d’Etat d’auxiliaire de puériculture. Le 9 avril 2020, est publié au JORF (Journal Officiel de la République Française) les textes officiels de la nouvelle réforme instituant les nouvelles modalités d’accès : l’Arrêté du 7 avril 2020 relatif aux modalités d’admission aux formations conduisant aux diplômes d’Etat d’auxiliaire de puériculture (DEAP) .
Les grandes lignes de la réforme :

– Il n’existe plus de concours d’entrée en IFAP (Institut de Formation d’auxiliaire de puériculture) pour intégrer la formation. Désormais, il y aura 2 épreuves de sélection pour être admis : une sélection sur dossier (préciser sur le dossier d’inscription consultable sur le site web des IFAP), et une épreuve orale (entretien avec jurys d’oraux de 15 à 20 minutes)

– Il y a 5 possibilités pour suivre la formation auxiliaire de puériculture :

> Formation initiale en cursus complet (sans condition de diplômes)
> Formation initiale en cursus partiel (uniquement BAC pro ASSP ou SAPAT)
> Formation en apprentissage selon arrêté du 12 avril 2021 *
> Formation continue en cursus partiel (AS, AMP, AVS ou MCAD)
> Parcours VAE (Validation des Acquis de l’Expérience),

– Il faut être âgé de 17 ans minimum le jour de l’entrée en formation

Les résultats d’admission seront publiés sur une liste principale et une liste complémentaire. Les directeurs d’IFAP pourront faire appel à d’autres candidats inscrits à un autre IFAP si son quota n’est pas atteint (priorité aux candidats inscrits dans la même région)

*l’Arrêté du 12 avril 2021 porte diverses modifications relatives aux conditions d’accès aux formations conduisant aux diplômes d’Etat d’auxiliaire de puériculture notamment la libéralisation des quotas en apprentissage permettant aux IFAP d’accueillir autant d’apprentis que nécessaire dans le cadre de leur capacité d’accueil.

La formation d’Auxiliaire de Puériculture en apprentissage

Se former au métier d’auxiliaire de puériculture est possible par la voie de l’apprentissage depuis plusieurs années. Pourtant, cette possibilité reste peu exploitée par les apprenants. Certains semblent même ignorer qu’elle existe, alors que ce serait une solution envisageable pour ceux qui ont des difficultés financières ou qui souhaitent faire davantage de pratique.

ll est vrai que ce cursus offre certains avantages : En effet, travailler en alternance permet de décrocher son diplôme d’état sans frais de formation et de bénéficier d’une rémunération en fonction de l’âge et de l’année d’exécution du contrat d’apprentissage. En outre, un apprenti est exonéré d’impôt sur le revenu dans la limite du SMIC annuel.

En choisissant la formation en apprentissage pour devenir auxiliaire de puériculture, l’apprenti sera directement immergé dans une équipe pluridisciplinaire. L’un des principaux atouts de l’alternance reste le fait que la pratique est acquise bien plus vite que pour une formation classique et aussi que le réseau tissé avec les professionnels de proximité permet à l’apprenti de décrocher plus facilement une proposition d’embauche à l’issue du contrat d’apprentissage correspondant à son projet professionnel.

Le plus délicat reste de trouver un employeur potentiel. Beaucoup de candidats à l’apprentissage trouvent leur employeur via leurs réseaux. Il arrive aussi que, suite à un stage qui se soit très bien passé, ils puissent ensuite intégrer l’équipe en apprentissage.
Le CFA FHP Nouvelle Aquitaine accompagne à la recherche d’un contrat d’apprentissage et conseille sur la rédaction du CV, de la lettre de motivation, sur les entretiens de recrutement et sur la démarche de recherche de contrat. Car chercher un contrat d’apprentissage c’est comme chercher un emploi !

Pour tous ceux qui veulent tenter l’expérience, voici quelques clés pour réussir par la voie de l’alternance. Tout d’abord, en ce qui concerne le contrat d’apprentissage, il s’agit d’un véritable contrat de travail à durée déterminée, ce qui signifie qu’il est régi par le Code du travail. Petite spécificité, sa signature est parfois assortie d’un « engagement moral » qui incite l’apprenti à continuer à exercer dans son établissement employeur après obtention du diplôme le temps équivalent au contrat d’apprentissage. En effet, même si au niveau législatif, il n’y a pas d’engagement obligatoire à ce jour, l’employeur préfère toujours avoir un retour sur investissement. Bien sûr, après la signature du contrat, une période d’essai de 45 jours est également en vigueur. Pendant cette période, les deux parties peuvent rompre le contrat sans préavis, ni indemnité.

Enfin, l’apprenti étant un salarié comme les autres, il bénéficie des mêmes droits et demeure soumis aux mêmes obligations. Par exemple, il bénéficie des congés payés comme l’ensemble des autres travailleurs (normalement 2,5 par mois).

Les pré-requis

  • Être titulaire d’un diplôme ou d’un titre professionnel donnant lieu à des équivalences de compétences ou des allègements de formation en Institut permettant de libérer des périodes d’activités professionnelles réalisées hors temps de formation chez l’employeur avec lequel le contrat d’apprentissage a été conclu :
    1. Le diplôme d’Etat d’aide-soignant ;
    2. Le diplôme d’assistant de régulation médicale ;
    3. Le diplôme d’Etat d’ambulancier ;
    4. Le baccalauréat professionnel Services aux personnes et aux territoires (SAPAT) ;
    5. Le baccalauréat professionnel Accompagnement, soins et services à la personne (ASSP) ;
    6. Les diplômes ou certificats mentionnés aux articles D. 451-88 et D. 451-92 du code de l’action sociale et des familles ;
    7. Le titre professionnel d’assistant de vie aux familles ;
    8. Le titre professionnel d’agent de service médico-social ;
    9. La spécialité « Accompagnant éducatif petite enfance » du certificat d’aptitude professionnelle.
    (Cf Annexe VII de l’arrêté du 10 juin 2021 « Equivalence de compétences et allègements de formation pour l’accès au diplôme d’état d’aide-soignant »)
  • Être âgé de moins de 30 ans à la signature du contrat d’apprentissage.

La limite d’âge de vingt-neuf ans révolus n’est pas applicable dans les cas suivants :

  • Lorsque le contrat ou la période d’apprentissage proposés fait suite à un contrat ou à une période d’apprentissage précédemment exécutés et conduit à un niveau de diplôme supérieur à celui obtenu à l’issue du contrat ou de la période d’apprentissage précédents ;
  • Lorsqu’il y a eu rupture de contrat pour des causes indépendantes de la volonté de l’apprenti ou suite à une inaptitude physique et temporaire de celui-ci ;
  • Lorsque le contrat d’apprentissage est souscrit par une personne à laquelle la qualité de travailleur handicapé est reconnue ;
  • Lorsque le contrat d’apprentissage est souscrit par une personne qui a un projet de création ou de reprise d’entreprise dont la réalisation est subordonnée à l’obtention du diplôme ou titre sanctionnant la formation poursuivie (exemple : dispositif d’aide individualisée Acre, Nacre ou Cape);
  • Lorsque le contrat d’apprentissage est souscrit par une personne inscrite en tant que sportif de haut niveau sur la liste mentionnée au premier alinéa de l’article L. 221-2 du code du sport.

Par ailleurs, l’Arrêté du 12 avril 2021 précise les diverses modifications relatives aux conditions d’accès aux formations conduisant aux diplômes d’Etat d’aide-soignant notamment la libéralisation des quotas en apprentissage permettant aux IFAP d’accueillir autant d’apprentis que nécessaire dans le cadre de leur capacité d’accueil.

«Art. 10 nouveau.-

I.-Les personnes ayant déjà été sélectionnées à l’issue d’un entretien avec un employeur pour un contrat d’apprentissage dans l’une des formations visées au premier alinéa du I de l’article 1er, sollicitent une inscription auprès d’un institut de formation de leur choix, habilité à délivrer des actions de formation par apprentissage au sens de l’article L. 6211-2 du code du travail et autorisé par le président du conseil régional en application de l’article L. 4383-3 du code de la santé publique.
Le directeur de l’institut de formation concerné procède à leur admission directe en formation, au regard des documents suivants décrivant la situation du futur apprenti :
1° Une copie de la pièce d’identité de l’apprenti ;
2° Une lettre de motivation avec description du projet professionnel de l’apprenti ;
3° Un curriculum vitae de l’apprenti ;
4° Une copie du contrat d’apprentissage signé ou tout document justifiant de l’effectivité des démarches réalisées en vue de la signature imminente du contrat d’apprentissage.
« Le déroulement de la formation des apprentis est défini dans les textes régissant la certification visée.
II.-En l’absence de validité d’un contrat d’apprentissage, les candidats sont soumis à l’épreuve de sélection prévue à l’article 2 et admis en formation sur la base des articles 3 et 5 du présent arrêté »

La durée du contrat d’apprentissage

Actuellement, seuls les parcours partiels sont proposés en apprentissage pour une durée moyenne de 12 mois (Cf Annexe VII de l’arrêté du 10 juin 2021 « Equivalence de compétences et allègements de formation pour l’accès au diplôme d’état d’aide-soignant »)

Toutefois le CFA propose la possibilité d’effectuer un parcours complet en apprentissage pour une durée maximale de 18 mois, à ce jour uniquement en partenariat avec l’Institut de Formation d’Auxiliaire de Puériculture de la Croix Rouge Française situé à Brive (Département 19 Corrèze) rentrée en formation en septembre.

Le CFA proposera à partir de 2022 la possibilité d’effectuer un parcours complet en apprentissage avec les instituts de formation partenaires dont la durée maximale ne pourra pas excéder 18 mois (Cf Art 2 Arrêté du 10 juin 2021 relatif à la formation conduisant au diplôme d’Etat d’aide-soignant).

Spécificité de la formation en apprentissage

Le statut de l’apprenti : les conditions de travail de l’apprenti sont les mêmes que celles soumises aux autres salariés de l’établissement ou du service.

Période d’essai : la durée est de 45 jours consécutifs ou non, de formation pratique en entreprise effectuée chez l’employeur.

Temps de travail : l’apprenti(e) réalise 35 heures par semaine alternant les cours en institut, les périodes de stages et les heures (hors cours et hors stage employeur) effectuées chez son employeur selon un planning établi par l’institut de formation.

Les congés payés : Conformément au Code du travail et sous réserve de dispositions contractuelles et conventionnelles plus favorables : 5 semaines par an.

Alternance entre plusieurs périodes d’activité professionnelle réalisée hors temps de formation chez l’employeur et des périodes de formation à l’institut et en milieu professionnel (cf. référentiel de formation à l’annexe III de l’Arrêté).
L’organisation pédagogique définie vise à répondre au projet professionnel de l’apprenti et aux besoins de l’employeur.
Les périodes hors temps de formation sont réparties d’un commun accord en fonction des besoins définis entre l’employeur, l’apprenti, le directeur de l’institut de formation et le cas échéant le centre de formation des apprentis.
Pendant ces périodes hors temps de formation, l’apprenti peut être mis à disposition d’un autre employeur dans les conditions répondant à la réglementation en vigueur.

Les périodes de formation en milieu professionnel sont effectuées au sein ou hors de la structure de l’employeur et répondent aux objectifs et à la durée de chaque période (cf. Annexe III de l’Arrêté).Une convention de stage est signée quel que soit le lieu de réalisation des périodes de formation en milieu professionnel.

L’apprenti renseigne le portfolio afin d’évaluer l’acquisition progressive de ses compétences. L’évaluation des compétences acquises au cours des périodes de formation en milieu professionnel est réalisée conformément aux modalités définies (cf. Annexe III de l’Arrêté).
Grâce à leurs expériences de terrain, les apprentis jouissent d’une adaptabilité et d’une dextérité professionnelle amplifiée.

Lieu de l’apprentissage

La signature d’un contrat d’apprentissage, s’effectue majoritairement au sein d’un structure d’accueil d’enfants de moins de 6 ans, est possible sur tout le territoire de la région Nouvelle-Aquitaine (à noter que le CFA FHP NA guide l’apprenti dans sa recherche d’employeur).
La signature entre les parties peut intervenir jusqu’à 3 mois avant le jour de la rentrée.
La formation théorique a lieu dans l’Institut de Formation partenaire où l’apprenti est inscrit (voir liste des partenaires).

Le coût de la formation en apprentissage et les avantages

Gratuité de la formation.

Prise en charge de l’intégralité des frais de scolarité (frais d’inscription + coût pédagogique)
Des aides financières au permis de conduire, hébergement et restauration, vêtements professionnelles, prêt d’ordinateur, fonds social peuvent également être octroyées aux apprentis sous conditions d’éligibilité.

Pour plus d’information consulter la rubrique « Les aides et avantages » sur la page « Apprenti » de notre site internet.

Le référentiel de formation

Le référentiel d’activités est structuré en domaines d’activités regroupant au sein de chacun d’entre eux, des activités auxquelles des soins sont associés. Les cinq domaines d’activités ont été construits en corrélation avec les cinq blocs de compétences du référentiel de certification y associant de fait les compétences requises et les activités réalisables

Pour un parcours complet (actuellement uniquement proposé par la voie de l’apprentissage avec l’IFAP de la Croix Rouge de Brive, le CFA proposera à partir de 2022 la possibilité d’effectuer un parcours complet en apprentissage dont la durée ne pourra pas excéder 18 mois)

Le Référentiel de formation définit la correspondance entre les 5 blocs de compétences et les 10 modules de formation et leurs modalités d’évaluation, l’organisation de la formation et le dispositif d’accompagnement des apprentis.

Formation théorique : 770 h (22 semaines)

En continu ou discontinu, sur une période maximale de 2 ans (sauf en VAE) et de 18 mois pour les apprentis.

Correspondance entre les blocs de compétences et les modules de formation

– Module 1 (147 h) Accompagnement de l’enfant dans les activités de sa vie quotidienne et de sa vie sociale (Module spécifique AP)
– Module 1bis (28 h) Activités d’éveil, de loisirs, d’éducation et d’accompagnement à la vie sociale (Module spécifique AP)
– Module 2 (21 h) Repérage et prévention des situations à risque (Module spécifique AP)

– Module 3 (77 h) Evaluation de l’état clinique d’une personne (Module spécifique AP)
– Module 4 (154 h) Mise en œuvre des soins adaptés, évaluation et réajustement (Module spécifique AP)
– Module 5 (35 h) Accompagnement de la mobilité de la personne aidée

– Module 6 (70 h) Relation et communication avec les personnes et leur entourage
– Module 7 (21 h) Accompagnement des personnes en formation et communication avec les pairs

– Module 8 (35 h) Entretien des locaux et des matériels et prévention des risques associés

– Module 9 (35 h) Traitement des informations
– Module 10 (70 h) Travail en équipe pluri professionnelle, qualité et gestion des risques
L’enseignement théorique peut être réalisé à distance en fonction des modules concernés, dans la limite de 70 % de la durée totale de la formation théorique, après avis de l’instance compétente.

– Accompagnement Pédagogique Individualisé (API) : 35 h (dans les trois premiers mois de la formation)
– Suivi pédagogique individualisé des apprenants : 7 h (réparties tout au long de la formation)
– Travaux personnels guidés (TPG) : 35 h (réparties au sein des différents modules)

Formation en milieu professionnel : 770 h (22 semaines de 35 h)
Quatre périodes de stages en milieu professionnel doivent être réalisées.

Trois stages de 5 semaines chacun visent à explorer les trois missions suivantes de l’auxiliaire de puériculture :
– Accompagner l’enfant dans les activités de sa vie quotidienne et sociale
– Collaborer aux projets de soins personnalisés dans son champ de compétences
– Contribuer à la prévention des risques et au raisonnement clinique interprofessionnel.

Un stage de 7 semaines, réalisé en fin de formation, permet l’exploration ou la consolidation du projet professionnel et le renforcement des compétences de l’apprenant afin de valider l’ensemble des blocs de compétences. Il doit être réalisé en continu et ne peut être fractionné.
Ces périodes peuvent être effectuées dans différentes structures employeurs, publiques ou privées, du champ sanitaire, social ou médico-social, en établissement, en hospitalisation à domicile.
Le parcours de stage comporte au moins une période auprès d’enfants en situation de handicap physique ou psychique.

Au cours de ces stages, l’apprenant réalise au moins une expérience de travail de nuit et une expérience de travail le week-end.
En apprentissage, ces périodes sont effectuées au sein ou en dehors de la structure employeur et sont complétées par un exercice en milieu professionnel, dont l’objet est également de développer les compétences afin de valider l’ensemble des blocs de compétences.
Un portfolio conforme (cf. modèle à l’annexe IV de l’Arrêté) permet d’assurer le suivi des périodes de formation en milieu professionnel effectuées par l’apprenant et d’évaluer l’acquisition progressive de ses compétences (prise en compte pour la validation de chaque bloc de compétences).

La validation du diplôme d’auxiliaire de puériculture

La formation d’auxiliaire de puériculture est sanctionnée par un Diplôme d’Etat de niveau 4

L’évaluation des compétences acquises par l’élève est assurée par l’institut de formation et par le tuteur de stage tout au long de la formation (cf. modalités d’évaluation à l’annexe III de l’Arrêté). En fonction des modules concernés, l’évaluation peut être réalisée en situations simulées.

L’élève doit obtenir une note au moins égale à dix sur vingt à chaque module de formation constituant le bloc de compétence. Il ne peut pas y avoir de compensation entre module.

Le formateur référent en institut effectue la synthèse de l’acquisition des blocs de compétences validés par l’apprenant sur la fiche récapitulative intitulée « Validation de l’acquisition des compétences » (cf. annexe VI de l’Arrêté), à partir des résultats d’évaluation obtenus à l’ensemble des périodes réalisées en milieu professionnel ainsi qu’aux modules de formation.

Pour plus de renseignement : Référentiel de formation

Sont déclarés reçus au diplôme d’Etat d’auxiliaire de puériculture les candidats qui ont validé l’ensemble des compétences liés à l’exercice du métier.

La liste des candidats reçus au diplôme d’Etat d’auxiliaire de puériculture est établie par le jury. Le diplôme d’aide-soignant est délivré par le directeur régional de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale aux candidats déclarés admis par le jury… ».

Pour plus de renseignement : Référentiel de formation

Inscription et dates clés pour entrer en apprentissage

L’inscription auprès de l’IFAS se fait via transmission au CFA d’un dossier de candidature de mai à juin

Pour les futurs apprentis-es auxiliaire de puériculture, les inscriptions auprès des instituts de formation se font directement selon les conditions suivantes (Arrêté du 12/04/2021) :

  • Être sélectionnée à l’issu d’un entretien avec un employeur pour un contrat d’apprentissage
  • Transmettre au CFA le dossier administratif comprenant :
    • Fiche contact dûment complétée
    • Copie de la pièce d’identité de l’apprenti-e
    • Une lettre de motivation avec description du projet professionnel de l’apprenti-e
    • Un CV
    • Tout document justifiant de l’effectivité des démarches réalisées en vue de la signature imminente du contrat d’apprentissage.

Les méthodes pédagogiques

Il est réalisé sous forme de cours magistraux, de travaux dirigés ou de travaux pratiques en petits groupes d’apprenants permettant l’apprentissage progressif des gestes techniques nécessaires à l’acquisition des compétences.

Le Dispositif d’accompagnement des apprenants fait partie intégrante de la formation. C’est une guidance, un temps de régulation.

Dispositif d’accompagnement des apprenants

  • Accompagnement Pédagogique Individualisé (API) : 35 h (dans les trois premiers mois de la formation)
  • Suivi pédagogique individualisé des apprenants : 7 h (réparties tout au long de la formation)
  • Travaux personnels guidés (TPG) : 35 h (réparties au sein des différents modules)

Les outils de simulation en santé sont utilisés pour favoriser les apprentissages pratiques et gestuels. L’inter professionnalité est recherchée.

Accessibilité aux personnes en situation de handicap

La formation est accessible aux personnes en situation de handicap.
Pour plus d’information, veuillez contacter notre référent handicap :

aurore soulard

Développeur Apprentissage Référent handicap :
Aurore SOULARD
aurore.soulard@cfafhp-na.fr
05 33 09 19 16 / 06 43 72 36 03

C’est l’interlocuteur privilégié des apprentis en situation de handicap, il apporte des réponses personnalisées et adaptées à leurs besoins et à leur situation.
Le référent handicap écoute, dialogue avec l’environnement des personnes handicapées (formateurs des Instituts partenaires, maitres d’apprentissage des structures employeurs) afin de les sensibiliser et contribuer activement au projet de formation et d’insertion professionnelle.

Nos Instituts de Formation Auxiliaire de puériculture partenaires

IFAP de Brive la Gaillarde
IRFSS-FI Limousin – Brive la Gaillarde Croix-Rouge française
3 Boulevard Anatole France, 19100 Brive-la-Gaillarde
Tél : 05 55 23 79 79
Site Internet : https://irfss-nouvelle-aquitaine.croix-rouge.fr/Nos-formations/Se-former-a-un-metier/Auxiliaire-de-puericulture

IFAP de Pellegrin
Rue Francisco Ferrer
33000 Bordeaux
Tél : 05 57 82 06 88
Site Internet : www.chu-bordeaux.fr